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Service d’Accès aux Soins : mieux comprendre un dispositif clé pour l’accès aux soins dans le Puy-de-Dôme

Déployé dans le Puy-de-Dôme depuis fin 2023, le Service d’Accès aux Soins (SAS) constitue un dispositif clé pour améliorer l’orientation des patients. Porté par le CHU de Clermont-Ferrand et l’association SAS 63 ambulatoire, et financé par l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, il repose sur une coopération renforcée entre l’hôpital et la médecine de ville afin d’apporter une réponse médicale rapide et adaptée.

Un dispositif pour mieux orienter les patients

Lorsqu’un problème de santé survient, il n’est pas toujours simple de savoir à qui s’adresser, notamment lorsque le médecin traitant n’est pas disponible. Le SAS a précisément été conçu pour répondre à ces situations en proposant une orientation claire, graduée et adaptée aux besoins des patients.

Le dispositif repose sur une régulation médicale partagée entre le SAMU, en charge des urgences vitales, et la médecine libérale, mobilisée pour les situations d’urgence ressentie. Grâce à un numéro unique, le 15, chaque appelant bénéficie d’une première évaluation par un assistant de régulation médicale, puis d’une orientation vers la réponse la plus adaptée.

Le bon réflexe : d'abord son médecin traitant

Pour des symptômes bénins et récents, le premier réflexe doit rester le recours au médecin traitant ou aux solutions de soins de proximité. Lorsque ces solutions ne sont pas accessibles, le SAS prend le relais et permet d’obtenir une orientation adaptée. En revanche, en cas de doute sur la gravité d’une situation, l’appel au 15 ne doit jamais être différé.

Cette organisation distingue donc clairement les urgences vitales, prises en charge par le SAMU, des urgences ressenties, relevant du SAS.

Une réponse graduée sur l'ensemble du territoire

Dans le Puy-de-Dôme, le SAS mobilise un large réseau de professionnels de santé : médecins généralistes, pédiatres, infirmiers, sages-femmes, maisons de santé pluriprofessionnelles, centres de santé et centres de soins non programmés.

Selon l’évaluation médicale, plusieurs réponses peuvent être proposées. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un conseil médical. Si nécessaire, le patient peut être orienté vers une consultation de soins non programmés, en cabinet, en maison de santé pluriprofessionnelle ou en centre dédié. Lorsque la situation l’exige, un recours aux urgences ou à un moyen de secours peut être organisé.

Cette organisation contribue à désengorger les services d’urgences en les réservant aux situations les plus graves, tout en renforçant la continuité des soins pour les patients.

Un cadre national structurant

Le SAS est l’une des mesures emblématiques du Pacte de refondation des urgences, confirmé lors du Ségur de la santé. Inscrit dans le Code de la santé publique par la loi du 26 avril 2021 et encadré par le décret du 14 juin 2024, il vise à harmoniser la régulation des soins non programmés partout en France. La convention médicale 2024-2029 et la charte nationale de bonnes pratiques rappellent également l’importance de cette régulation, de la traçabilité et de l’adaptation aux réalités territoriales

Quelques chiffres en 2025

En 2025, le dispositif dans le Puy-de-Dôme représente :

  • 246 professionnels engagés ;
  • 167 115 appels régulés par la médecine libérale sur les horaires SAS ;
  • 358 743 appels traités au total SAS + permanence des soins ambulatoires ;
  • 16 007 orientations vers les soins de ville ;
  • 4 011 visites à domicile, réalisées par des médecins ou des infirmiers, notamment via le service infirmier d’orientation (SIO).